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15.7.11

La bibliothèque à la plage



























(Photo site de la médiathèque)

Le saviez-vous?
Pendant l'été, le quai aux livres vous attend! 

"Fort du succès de l’été dernier, la Ville de Strasbourg a choisi de reconduire les « Docks d’été » du mercredi 6 juillet au dimanche 28 août, de 15h à 19h sur la Presqu’île André Malraux. Au programme : du sable, des parasols, des transats et surtout des animations ! Des plus jeunes aux adeptes des sports en plein air, la Ville a pensé à tous en installant quatre espaces : ludique, sportif, associatif et un espace de détente. Les docks d’été seront rythmés par des semaines à thème et débuteront par la semaine de la science avec le Camion de la Découverte « C’est Pas Sorcier » et l’association « les petits débrouillards ».

Les médiathèques de Strasbourg et de la Communauté Urbaine s’associent à cet événement en proposant un bon millier de livres sélectionnés par les bibliothécaires, à feuilleter au bord de l’eau. Vous y trouverez des livres et albums pour enfants, des romans et nouvelles pour adultes et adolescents, quelques documentaires et guides pratiques, des revues et une bonne dose de BD ! A consulter sur le quai de lecture de 15 à 19h. Renseignements sur place.

Une nouveauté à noter cette année : les Docks d’été se prolongeront avec les « Live on Docks » du mercredi au dimanche. De 19h30 à 21h, sur le Parvis de la Médiathèque Malraux, venez profiter de concerts gratuits proposés par un groupe local différent chaque soir."
(http://www.mediatheques-cus.fr)

Grille âgée























(Cliquez sur la photo pour l'agrandir)

Porte d'entrée de la bibliothèque municipale de la rue Kuhn.
Avant l'heure c'est pas l'heure.

23.12.07

Trésors











































Fonds patrimonial, encore et toujours (cf les articles précédents).


Si j'ai bien compris, certains de mes clichés vont être utilisés par la Bibliothèque municipale pour illustrer le nouveau portail de la future grande bibliothèque.

C'est toujours un plaisir d'ouvrir des trésors pareils pour laisser s'égarer mon objectif photo.

15.12.07

Voyages































































Almanachs et récits d'explorateurs sagement rangés sur les étagères en attente d'un voyage vers la grande bibliothèque...


12.12.07

Discrète utilité

















Les livres ça prend la poussière, les reliures ça s'abîme, bref le temps n'est pas toujours le meilleur ami des ouvrages précieux.
Quelques objets fort utiles se reposaient ce jour-là en attendant de servir à nouveau.

10.12.07

Attache-moi !















































































Vieilles feuilles jaunies par les années dans les travées du fonds patrimonial de la bibliothèque municipale.
Mon projet photographique se poursuit.

28.11.07

BMS

Le projet "fonds patrimonial" avec la BMS se poursuit et me réjouit.
De belles photos en perspective et surtout de belles rencontres.
Les hasards de la vie m'ont offert la surprise de retrouver un ancien camarade que j'ai hâte de revoir et avec qui ce sera forcément un plaisir de discuter, n'est-ce pas Sébastien?

Je ne publierai pas de photos ces prochains jours, retour ici même début de semaine prochaine si tout va bien.


10.11.07

Encore un peu de fonds patrimonial de la BMS

On peut faire des choses amusantes sur internet pour présenter ses photographies...



Vous voulez en profiter un peu plus?

Cliquez ici

Les précédents billets sur le fonds patrimonial de la BMS:

Le 28 octobre

Le 17 octobre

28.10.07

Le fonds patrimonial de la BMS (2)





















Est-ce que des photos peuvent rendre, ne serait-ce qu'un peu, de cette mystérieuse magie à l'oeuvre dans les rayons secrets d'une bibliothèque?


Le cuir vieilli, les pages cornées, la patine du temps...

Avec les années, les siècles, les ouvrages patiemment écrits, imprimés, reliés, protégés semblent retourner à la nature dont ils sont extraits.

Le minéral, le végétal et l'animal nécessaires à leur élaboration reprennent le dessus, ce ne sont plus seulement des oeuvres de l'esprit humain mais bien des morceaux de nature qui sont là, devant nos yeux.

















C'est un beau privilège de pouvoir effleurer des yeux ces témoins du passé.

Le livre, c'est évidemment un morceau de gagné sur la mort, sur ce qui disparaît.

Une bibiliothèque c'est bien sûr le contraire d'un coffre-fort obscur: c'est le savoir et la beauté mis à la portée de tous. C'est l'un des paris de toute démocratie.

Derrière ces vénérables livres, il y a une petite compagnie d'hommes et de femmes passionnés.

Relieurs, magasiniers, bibliothécaires, ce sont de modestes passeurs, des transmetteurs sans lesquels rien ne serait dans la durée.











A travers le livre, c'est toujours l'homme que l'on honore.

Son espoir de durer un peu plus longtemps que ce que dure une vie.



24.10.07

La bibliothèque de Neudorf

















La bibliothèque de Neudorf est d'abord et avant tout un havre de lecture et de musique.

Vous y trouverez une bonne collection d'ouvrages orientés sur le monde de l'art dans toutes ses dimensions et renforcée par la mise à disposition de la plupart des titres de la presse culturelle et artistique.

Le fonds consacré à la bande dessinée consacre de nombreux auteurs d'aujourd'hui.

C'est aussi, pour le bonheur de tous les curieux, une médiathèque dotée d'un joli fonds de dvd de qualité: grands classiques incontournables du cinéma américain, chefs-d'oeuvre du cinéma asiatique, art et essai, documentaires à ne pas rater, films d'animation sélectionnés avec intelligence,...
Pour la musique, quelques must(s) du jazz, légèrement en retrait pour la musique classique et l'opéra mais quelques perles en musique contemporaine.

Qu'attendez-vous pour y passer samedi prochain? Vous pourrez passer d'abord au marché qui se tient toujours dans la halle juste au-dessous.

De quoi se mettre en appétit. Nourritures terrestres et nourritures spirituelles vont de pair dans le même bâtiment.

17.10.07

Le fonds patrimonial de la Bibliothèque Municipale de Strasbourg
























L'autre jour, je vous parlais ici-même d'une belle exposition organisée par la Bibliothèque Municipale de Strasbourg dont le thème portait sur les incunables, ces fameux et magnifiques ouvrages imprimés à la fin du XVème siècle (cf article).

A cette occasion, j'ai fait la connaissance du Conservateur en chef, responsable du fonds patrimonial de la bibliothèque, Mme Agathe Bischoff-Morales.

Une femme passionnée qui m'a très gentiment proposé de nous revoir afin de me faire découvrir l'admirable fonds détenu par la BMS.

Et j'ai ainsi eu l'opportunité de découvrir le lieu où quelques 400000 ouvrages anciens sont entreposés.

J'ai pu, non seulement, approcher de magnifiques témoins des siècles passés mais aussi bénéficier d'une présentation exclusive de l'histoire de la biblitohèque municipale, bien trop souvent eclipsée au profit de la Bibliothèque Nationale Universitaire.

Pour Agathe Bischoff-Morales, cet extraordinaire et trop méconnu fonds d'ouvrages "doit aller à la rencontre des personnes, chercheurs, amateurs éclairés", bref, les lecteurs de tous poils désireux de pouvoir en profiter.

Je n'ai pas réfléchi longtemps pour proposer ma collaboration à un projet qui vante le rayonnement de la culture et qui souhaite placer la beauté et le savoir au coeur de la cité. D'autant que le prochain déménagement dans la grande médiathèque qui s'ouvrira bientôt ne peut que favoriser cette idée.

Je prévois ainsi de photographier les plus beaux de ces ouvrages, suivre le déménagement, rencontrer et interviewer les personnes dont l'activité est de protéger et de valoriser ces joyaux, pour finir, je l'espère, par une exposition.

























En attendant de démarrer ce nouveau projet, je ne peux manquer de vous retracer quelques éléments de l'histoire mouvementée de cette institution culturelle strasbourgeoise, telle qu'elle m'a été contée par Agathe Bischoff-Morales.

En France, les bibliothèques telles que nous les connaissons, trouvent leur origine à la Révolution.

Pour Strasbourg, il en est autrement, puisque la ville n'a pas attendu cette époque pour constituer un lieu de conservation et de consultation d'ouvrages.

"En homme des Lumières, Schoepflin, académicien, historien de la ville de Strasbourg et grand connaisseur de l'Alsace, décide que l'ensemble de ses livres seraient offerts à la ville, soit 11000 volumes!"

En 1772, Strasbourg hérite donc de cette magnifique collection.

"Un problème toutefois se pose immédiatement: où donc les stocker?
Un compromis est trouvé avec l'Université protestante et c'est dans le coeur de l'église des Dominicains (situé à l'emplacement du Temple-Neuf actuel) que les ouvrages seront conservés."

Puis, quelque temps plus tard, c'est au tour de Silbermann, le fameux facteur d'orgue, de faire un don à la ville. Le fonds s'enrichit au fur et à mesure.

A la Révolution, l'ensemble des biens de l'église sont confisqués pour être rendus au peuple. 20 couvents vont alors être contraints de transférer leurs fonds, partculièrement riches. La jeune bibliothèque municipale va bénéficier alors des livres en provenance des couvents de Molsheim, du Mont Ste-Odile, de Marmoutier,...
Tout cela sera stocké un temps dans les caves de Fustel de Coulanges.

"Les premiers bibliothécaires seront des prêtres qui ont abjuré leur foi."

Un inventaire sera réalisé. Il est émouvant de trouver dans certains ouvrages des notices écrites à cette époque sur des cartes à jouer. Je ne manquerai pas d'en faire quelques photos.

"Le fonds strasbourgeois devient ainsi tout à fait exceptionnel. Pour preuve,
un texte de 1830 mentionne la bibliothèque en la qualifiant de plus belle du royaume après celle de Paris."

La perle de cette collection était alors le fameux "Hortus Deliciarum" (Le jardin des délices, pour les non-latinistes). Cet ouvrage exceptionnel a été réalisé entre 1159 et 1175 par Herrade de Landsberg et ses moniales au couvent de Hohenbourg (mont Sainte-Odile).Il s'agit de la première encyclopédie connue ayant été réalisée par une femme.

De très grands érudits vont venir consulter cet ouvrage. Des reproductions en seront faites (en particulier par Maurice Engelhardt en 1818, cf le site).

Fort heureusement, puisque tout le fonds municipal va disparaître dans la nuit du 24 au 25 août 1870: la dramatique conséquence du bombardement de la ville par l'armée prussienne.

Seuls 2 ouvrages de cette époque nous sont parvenus, réduits à l'état de reliques à moitié brûlées.

Agathe Bischoff-Morales me rappelle que "quelques années plus tard, le même jour, en 1914, c'est la bibliothèque de Louvain qui sera à son tour détruite par les armées allemandes. Funeste mois d'août puisque la bibliothèque de Sarajevo connaîtra le même sort en 1992!"

Cet incendie de 1870 qui ravagea totalement l'église horrifia bon nombre de Strasbourgeois.

Parmi eux, Rodolphe Reuss.


Historien spécialiste de l'Alsace, il est chargé dès 1873 de reconstituer une nouvelle bibliothèque qui sera installée dans un premier temps dans les bâtiments des grandes boucheries (l'actuel Musée historique).


"Reuss sera un vrai militant, un combattant de la culture qui se battra pour rapatrier sur la ville des milliers d'ouvrages, qui fera greniers et caves pour dénicher des trésors oubliés."

Il réunira et classera plus de 100 000 livres et 900 manuscrits.


La bibliothèque s'installera ensuite non loin de l'Hôpital civil dans le même bâtiment que les Archives municipales pour finalement rejoindre le quartier de la gare en 1975.

Entre-temps, la bibliothèque vivra une dernière grande péripétie
due une fois encore à la folie des hommes, puisque la seconde guerre mondiale la contraindra à faire évacuer le fonds vers la ville de Périgueux.

"Aujourd'hui, ce sont 9 km linéaires de fonds anciens qui vont bientôt rejoindre les nouveaux locaux de la future grande médiathèque."

J'attends avec impatience de photographier le plus vieux manuscrit qui date du IXème siècle.

Mais Agathe Bischoff-Morales m'a aussi mis l'eau à la bouche en me parlant de 24 manuscrits médiévaux, en m'ouvrant un beau manuscrit ornithologique de 1666 écrit par le père et illustré par le fils. Bref, que des trésors.

A l'heure du High-Tech bien en vue sur quantité de blogs et des messages de consommateurs parfois délirants qui les parsèment ("mais oui, le I-Phone sera bientôt commercialisé en France, etc..."), qu'il est bon d'errer tranquillement dans les rayons du temps qui passe.

Les livres vont de pair avec
les humains qui nous les ont transmis, ce sont nos amis. J'espère que la photographie que je pratique pourra se hisser à leur hauteur...