29.2.12

Bissextile en panne sexuelle























(Cliquez sur la photo pour l'agrandir)

Tomber sur un distributeur de préservatifs en panne, c'est un comble... Celui-ci est situé tout au bout de la Grand-rue. Je crois bien ne l'avoir jamais remarqué avant ce matin.

Bien que bissextile n'ait absolument rien à voir avec le sexe, je n'ai pu manquer d'y voir un hasard amusant en ce 29 février.

Profitons-en pour ajouter un peu de beurre sur la tartine et voyons d'un peu plus près l'origine du terme "bissextile":

"L'habitude d'ajouter une journée intercalaire afin de rattraper le retard pris par l'année civile sur l'année solaire remonte aux Romains. Ceux-ci, avant le calendrier julien, utilisaient l'année dite "de Numa" de 355 jours, soient douze mois lunaires. Le retard avec le calendrier solaire était compensé par des mois intercalaires d'une durée variable fixée par le Grand Pontife. Ce système s'était cependant déréglé au moment des Guerres civiles.

En 45 avant l'ère chrétienne, Jules César, alors dictateur (au sens latin du terme) et Grand Pontife de la République romaine fit appel à l'astronome grec Sosigène d'Alexandrie afin que celui-ci réglât le décalage trop important que l'on constatait entre les années solaires et civiles depuis les Guerres civiles. Celui-ci créa notre année de 365 jours plus une journée intercalaire tous les quatre ans (il faut attendre le calendrier grégorien pour que le système soit encore plus précis).
Ce jour se plaçait entre le 24 et le 25 février. C'était donc le " 24 février bis ". Or, la manière romaine de désigner les jours étant à l'époque très différente de la nôtre, on nommait le 24 février a. d. VI Kal. Mart., soit ante diem sextum Kalendas Martias, ce qui signifie " le sixième jour avant les calendes de mars " (il faut savoir que les Romains indiquaient les jours " à reculons " : ils comptaient le nombre de jours restant avant telle ou telle date plus ou moins fixe dans le mois, les calendes le 1er du mois, les nones le 5 ou le 7, selon les mois, et les ides le 13 ou le 15, selon les mois) ; le " 24 février bis " se disait donc tout naturellement a. d. bis VI Kal. Mart., soit ante diem bis sextum Kalendas Martias : " le sixième jour bis avant les calendes de mars " (si vous avez suivi : " le sixième jour bis avant le premier mars ", en fait).
Notre bissextile provient donc de cet usage romain surprenant de compter les jours " à l'envers " : une année bissextile comprend deux fois le sixième jour avant le premier mars ; " deux fois sixième " se disait bis-sextus ; il suffisait d'ajouter le suffixe -ilis pour obtenir l'adjectif bissextilis : " qui a deux fois un sixième (jour) ", afin de parler d'un(e) annus bissextilis (le mot annus " année " est masculin), " année bissextile ".
C'est plus tard que le jour intercalaire fut positionné le 29 du mois de février, à partir du moment où la méthode latine de décompte des jours fut remplacée par celle que l'on utilise actuellement."

(Extrait de l'article "année bissextile" issu du site "Techno-science.net"

2 commentaires:

parisienne en vacances a dit…

le " A DETRUIRE" laisse songeuse...

Nicolas Cytrynowicz a dit…

En effet.
Comme un goût de castration chimique...