22.1.10

Strasbourg moche






































Rue Thomann (sise entre la rue de la Haute-Montée et le quai Kellermann), à deux pas d'un grand hôtel et d'un grand magasin de la ville, petit aperçu sur ce que j'appelle l'urbanisation bricolée.
Du moche pour le quotidien mais toujours propice à la photographie, c'est d'ailleurs l'une des contradictions majeures à laquelle est confronté le photographe s'il ne désire pas faire de la carte postale pour touriste.


De quoi préférer instantanément l'air de la campagne?
Bien sûr que non!


La preuve, c'est qu'il s'y passe souvent des choses intéressantes dans cette rue.

Vous y trouverez, par exemple, au n°10 une galerie d'art contemporain, l'Espace Insight.

Et ce soir, vendredi 22 janvier, rendez-y vous pour le vernissage de l'exposition :

M.U.R.S
Messages Urbains de Réflexions Sociales
Photographies de Jean-Philippe Senn
Scénographie Marie-Alice Villaume
Vernissage vendredi 22 janvier 2010 à 19h
Ouvert du 23 janvier au 6 mars 2010
du mercredi au samedi de 15h à 19h (entrée libre).

Les murs de Berlin, Arles, Marseille, Cologne, Düsseldorf et Strasbourg ont été saisis par le photographe, au hasard de ses déambulations (tiens, ça me rappelle quelque chose, non?).

3 commentaires:

Bil a dit…

Strasbourg.. moche ?! Comment peux-tu?

Stephane a dit…

C'est vrai : "Strasbourg... moche", il fallait oser. NOTRE "capitale de la terre et de l'univers" (©MG), associée à un épithète non laudatif, la pilule passe mal.
Et pourtant, le moche s'insinue partout. Et il est d'autant plus navrant quand il est rare, comme c'est fort heureusement le cas à Strasbourg.

auteur a dit…

Merci à vous d'avoir réagi, c'était un peu le but!
Bien sûr, Strasbourg est une ville aux charmes évidents.
Mais, comme partout, il y a aussi du n'importe quoi.
C'est ce que j'appelais le "bricolage".
Comme au cinéma, derrière le décor qui doit être filmé, il y a l'abandonné, l'esquinté, le... moche.
C'est comme ça, c'est une façon de faire particulièrement humaine et on retrouve ça partout dans le monde.
De toute façon, le beau tel qu'il est offert aux touristes, m'intéresse moins que la réalité telle qu'elle se donne à voir.